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Tout pour Agnès : les familles Le Roux et Agnelet ont-elles donné leur accord pour cette fiction avec Michèle Laroque ?

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Tout pour Agnès : les familles Le Roux et Agnelet ont-elles donné leur accord ?

La disparition d’Agnès Le Roux a fait couler beaucoup d’encre. La série revient sur cette affaire incroyable très connue dans la région et la bataille judiciaire qui s’étale sur près de quarante ans. Si Renée Le Roux et Maurice Agnelet sont aujourd’hui décédés, leurs enfants ont-ils participé à cette fiction ? « Les affaires judiciaires, quand elles sont jugées, on a le droit de les défendre, commence Judith Naudet Baulieu, la productrice. C’est toujours difficile, surtout sur des affaires qui ont duré quarante ans. Quarante ans, c’est toute une vie. Aussi bien pour la famille Le Roux que pout la famille Agnelet ! Ils n’ont pas participé mais ils savent que ça existe. Ils ont été prévenus. Comme on a fait le documentaire [Agnès Le Roux : confidence d’un condamné, disponible sur MyCanal et également produit par Judith Naudet Beaulieu, ndlr], on se connaît. Je sais que Jean-Charles Le Roux [le frère d’Agnès, bdlr] avait participé à l’écriture du scénario du film d’André Téchiné [L’homme qu’on aimait trop, avec Guillaume Canet et Catherine Deneuve, ndlr]. Maintenant, c’est derrière eux… »

Tout pour Agnès : les difficultés de l’adaptation d’une telle affaire

Tout pour Agnès est une adaptation de l’affaire de la disparition d’Agnès Le Roux jusqu’à son épilogue, près de quarante ans plus tard. Difficile de tout raconter en quatre épisodes. Et qui dit adaptation, sous-entend que l’on élude certains détails pour l’histoire. « On a tout lu sur cette affaire : tous les livres, les articles, les dossiers d’instruction…, commence Vincent Garenq, le réalisateur rencontré à l’occasion du lancement de la série. Quand j’écris des adaptations, j’essaie d’être au plus proche de la vérité et d’inventer le plus tard possible mais la fiction nécessite des raccourcis. Par exemple, dans la réalité, Agnès Le Roux avait deux sœurs, scénaristiquement, ça n’avait aucun intérêt. Dans l’histoire, cela n’aurait servi à rien. On fait des tas de petites simplifications comme cela, précise le réalisateur également derrière Le Mensonge, la minisérie adaptée de l’histoire de Christian Icono, le maire de Vence accusé à tort de sévices uels par son petit-fils. Cette affaire se développe sur plusieurs décennies concentrées sur quatre épisodes… Et surtout, nous n’y étions pas, tout simplement ! A un moment – le plus tard possible –, la fiction doit intervenir. La scène de pluie où Agnès va retrouver Maurice Agnelet en bas de son bureau sous la pluie, par exemple, ce sont des dialogues que je suis allé chercher dans des échanges de lettres qu’ils avaient dans lesquels elle lui dit qu’elle a envie de se suicider et qu’il lui répond : « J’ai trop d’estime pour toi pour t’en empêcher ». En revanche, la scène sous la pluie, je l’ai inventée », conclut Vincent Garenq.

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