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Sheila, Sylvie Vartan et Françoise Hardy: que sont devenues les idoles des yéyés ?

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Cette passion pour la scène anime toujours autant une autre figure de cette époque : Salvatore Adamo. S’il a récemment été contraint d’annuler certaines dates de ses concerts, suite à des problèmes de santé, l’artiste de 80 ans n’est pas prêt à faire ses adieux à son public, toujours au rendez-vous depuis soixante ans. “Il ne veut pas lâcher le morceau. En plus, il chante tout son répertoire des années 60, ce que ne faisait pas forcément Johnny. Les gens attendent qu’il chante Tombe la neige et ses chansons des époques yéyés”, affirme Jean-Luc Geneste.

Un héritage musical : des yéyés à la nouvelle génération

Bien qu’une page semble doucement se tourner, les années yéyé restent empreintes d’un profond sentiment de nostalgie qui fait d’elles une époque intemporelle voire immortelle. Malgré les disparitions de Johnny Hallyday et de France Gall, et le retrait de certaines figures yéyés, leurs grands succès continuent de traverser les générations. “Il nous reste quelques chansons comme La plus belle pour aller danser de Vartan, Poupée de cire, poupée de son de Gall et Retiens la nuit de Hallyday. Elles sont empreintes de nostalgie. On sent qu’elles parlent d’une époque qui est très lointaine et révolue. Ce sont des vieux dont on garde une image de jeunesse, c’est là toute la contradiction », analyse Jean-Luc Geneste. Et de rebondir : “Pendant une dizaine d’années, il y a eu les tournées Âge tendre et tête de bois. Ça a remis un petit peu cette époque au goût du jour. Partout en France, ça a fait salle comble avec des chanteurs qu’on a parfois complètement oubliés”.

Six décennies après cette bourrasque musicale, les Français restent donc profondément attachés à ces chanteurs qui ont marqué au fer rouge l’industrie musicale. « Pour la plupart de ces artistes qui ont éclos dans les années 1960, notamment pour Johnny Hallyday ou encore de France Gall, il y a eu des moments de revival. À un moment vous êtes la génération qui monte, puis vous êtes maîtrisé par la génération suivante, pour être ensuite adoré par la génération des petits-enfants », analyse Daniela Lumbroso. Un bagage musical qui est sur le point d’être perpétué par la nouvelle scène musicale. “Je trouve que cette génération disparaît car la relève est déjà très présente. Pour moi, Vianney est aussi puissant que Berger ou Goldman. Clara Luciani, Juliette Armanet ou même Zazie sont les équivalents de ce qu’ont pu être d’autres auteurs-compositeurs. La relève est bien là ! », assure l’ancienne animatrice de France Télévisions. Et de conclure : « Je vois qu’il y a une vraie demande du public pour de la nouveauté et des artistes différents. Ils sont à vraiment la relève ». Une nouvelle ère commence.

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