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Un pape proche du peuple jusqu’à la fin

Contrairement à ses prédécesseurs qui résidaient dans des logements spacieux et fastueux, François avait opté pour un cadre de vie sobre. Il prenait ses repas au réfectoire commun, se déplaçait sans escorte formelle, et limitait ses apparitions publiques.
Son choix d’humilité transparaît même dans les rites entourant sa mort. Il a demandé à être vêtu de rouge – la couleur liturgique des martyrs – et exposé dans un cercueil ouvert à la basilique Saint-Pierre.
L’anneau brisé, les pièces de monnaie et le testament

Autre tradition importante : la destruction de l’anneau du Pêcheur, symbole du pouvoir pontifical. Ce bijou sera frappé à coups de marteau par le camerlingue, afin de prévenir toute falsification de documents. Une mesure ancienne, toujours pertinente à l’ère numérique.
Avant la fermeture du cercueil, un sachet contenant des pièces commémoratives frappées sous son pontificat ainsi qu’un résumé manuscrit de ses années de service y sera déposé.
Vers une nouvelle ère : le conclave en approche
Après les funérailles prévues entre le 24 et le 27 avril, s’ouvrira une période de neuf jours de deuil liturgique, appelée novemdiales. Ensuite, débutera le conclave.
120 cardinaux de moins de 80 ans se réuniront à huis clos dans la Chapelle Sixtine. Les scrutins, organisés deux fois par jour, seront suivis d’une fumée noire (aucun pape élu) ou blanche (nouveau pape choisi) s’élevant dans le ciel du Vatican.
Une dernière volonté fidèle à sa vision de l’Église
Fidèle à lui-même jusqu’à la fin, François a souhaité un enterrement modeste : un cercueil en bois, doublé de zinc, sans dorures ni insignes excessifs. Il sera inhumé à la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome, rompant avec la tradition des sépultures dans la crypte papale de Saint-Pierre.
Ce choix traduit une fois encore son attachement aux valeurs d’humilité, de proximité et de simplicité évangélique.
En scellant la porte de son appartement austère, ce n’est pas qu’un protocole qui s’achève : c’est la clôture d’un pontificat hors normes, et le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de l’Église.