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Chez l’homme comme chez la souris, l’alcool entraîne une baisse du nombre et de la qualité des spermatozoïdes. Mais ce n’est pas tout : il peut aussi perturber l’expression des gènes liés au développement du bébé, notamment de son cerveau. C’est comparable à construire une maison sur des fondations fragiles : le risque d’accidents augmente.
Quels sont les risques pour l’enfant ?
Le lien est désormais clair : un père qui consomme de l’alcool dans les trois mois avant la conception expose son futur enfant à un risque accru de malformations, de fausses couches, voire de naissance prématurée. Selon une étude chinoise de 2020, l’augmentation du risque de malformations cardiaques grimpe de 44 % en cas de consommation modérée et de 52 % en cas de consommation excessive ponctuelle.
Il est important de comprendre que même une consommation jugée « raisonnable » peut provoquer des problèmes : il n’existe tout simplement pas de seuil sans risque. C’est un peu comme jouer à la loterie : parfois tout va bien, parfois le hasard est moins clément.
À quel moment faut-il stopper l’alcool ?
La bonne nouvelle, c’est que rien n’est irréversible. Comme le précise Denis Lamblin, pédiatre et président de SAF France, la toxicité liée à l’alcool sur les spermatozoïdes est réversible si l’on cesse la consommation environ trois mois avant la conception. Ce temps correspond à la durée de renouvellement du sperme : une sorte de « remise à neuf » naturelle.
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