ADVERTISEMENT
Un garçon en train de se réparer
Depuis ce jour, tout a changé. L’école m’a appelée – pas pour une bêtise, mais pour m’inviter à voir les œuvres de Léo exposées à la bibliothèque. Son tableau s’appelait « En morceaux, toujours entier ». Un autoportrait recollé à la feuille d’or, comme un cœur fissuré mais pas brisé.
Il ne savait pas ce qu’était le kintsugi, cet art japonais qui sublime les fissures avec de l’or. Et pourtant, il l’avait peint.
Aujourd’hui, Léo n’est pas devenu un saint. Mais il avance. Il s’efforce. Et moi, pour la première fois depuis longtemps, je dors la porte entrouverte. Avec confiance.
Parce que parfois, un simple geste généreux peut éclairer tout un avenir.