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À 13 ans, je travaillais déjà. Promener des chiens, distribuer des prospectus. Je cachais l’argent sous le plancher. Découverte par ma mère adoptive, j’ai eu droit à une leçon : « Tu paieras pour ce toit. » À 15 ans, je travaillais autant que j’étudiais. À 17 ans, je fuyais ce « foyer » pour l’université, avec un sac à dos et une photo de moi bébé.
La galère a continué : nuits passées dans une supérette ouverte 24h/24, moqueries à cause de mes habits. Mais un projet de marketing m’a donné une chance : créer une stratégie pour une marque de produits bio. Ma présentation a impressionné des investisseurs. Une part dans une start-up, et ma vie a changé.
Le succès… et la solitude
À 23 ans, j’avais mon propre appartement en plein centre-ville. Mais au fond, je restais seule. Ce vide, ce manque d’origine, me hantait toujours. Thomas, mon seul ami et détective, m’aidait dans mes recherches. Un jour, il trouva : Isabelle Moreau. Ma mère biologique. 47 ans. Sans enfants — officiellement. Elle travaillait comme femme de ménage.