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Après avoir perdu sa mère à l’âge de 14 ans, Elena et son père avaient bâti une relation discrète, marquée par une forme de complicité tranquille. Puis Carol entra dans leur vie. Et, peu à peu, Elena devint une étrangère dans sa propre maison. Elle tenta pourtant d’arrondir les angles : elle se montra discrète, respectueuse, patiente… mais Carol ne voulait pas d’elle.
Le plus difficile n’était pas les remarques ou les reproches. C’était le silence de son père, cette neutralité douloureuse, ce retrait complice. Lorsqu’Elena revint s’installer chez eux après ses études, rien n’avait changé. Ni Carol. Ni lui.
Mise à la porte, sans un mot de plus
Le coup final arriva sans préavis. Un après-midi, Elena découvrit ses affaires soigneusement emballées sur le perron. Carol l’attendait, les bras croisés. Son père, en retrait, évitait son regard.
« C’est peut-être mieux ainsi », souffla-t-il.
Pas de dispute. Pas de drame. Elena prit ses cartons, et s’en alla. Elle trouva refuge chez une amie, blessée, sans plan, sans repères.
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