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L’amour, la gloire, la danse… Tout sourit à Lova Moor qui décide, tant que les étoiles sont alignées, de tenter sa chance dans une autre discipline, la chanson. Elle enregistre son titre Tendresse…SOS, mais le morceau fait un flop. La meneuse de revue n’abandonne pas pour autant. Elle s’entoure du producteur des Village People, Jacques Morali, pour un nouveau titre, Et Je Danse, qui obtient un joli succès, au point d’être classé à la 9e place du TOP 50!
Le périple musical de Lova Moor ne s’arrête pas là puisqu’elle continue de collaborer avec d’autres stars de la chanson, tels que Didier Barbelivien et François Valéry. Le succès est toutefois mitigé.
Lova Moor, face au suicide de son mari

Mais Lova Moor sait se réinventer. Dans les années 90, elle devient animatrice. Une véritable aubaine pour la danseuse à qui l’on ouvre en grand les portes de la télévision française. Pleine de charme et de fantaisie, elle présente l’édition télévisée du festival Juste pour Rire, en 1993, rejoint de temps en temps l’équipe des Grosses Têtes, et participe à quelques émissions de Sacrée Soirée. Elle sort ensuite un parfum pour femmes, qui porte son nom et dont la forme du flacon est inspirée de son corps. Plus rien n’arrête Lova Moor.
Toutefois, en 1994, elle est confrontée à un drame. Son mari, Alain Bernardin, se suicide dans son bureau du Crazy Horse, en se tirant une balle dans la tête. Mort mystérieuse. Aucune explication à ce geste. Son ami, Eddy Barclay, choqué, tente de comprendre ce drame, auprès de RTL : « C’est un sale coup. J’ai beaucoup de peine. Il était en pleine forme. C’est incompréhensible. La seule explication qui me vient à l’esprit c’est qu’il allait avoir 78 ans et s’est dit: ‘Bon, maintenant c’est terminé’. C’est vraiment la seule chose à laquelle je peux penser« .
Ce qu’elle pense de la mort
Dès lors, Lova Moor s’éloigne peu à peu du Crazy Horse, et de la vie publique. Ses apparitions se font désormais rarissimes. Quant à la mort, Lova Moor y songeait déjà étant jeune. « Très souvent, je pense que c’est moi qui programmerai ma mort« , confiait-elle à Thierry Ardisson, expliquant qu’elle pourrait choisir de se suicider. Elle sait déjà aussi qu’elle aimerait être inhumée dans le village où elle est née.