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Le doux appel du sucre
Il y a un détail touchant que le chef partage avec pudeur : les patients atteints de cancer, explique-t-il, ont souvent un goût prononcé pour le sucré. Peut-être parce que ces saveurs apaisent, enveloppent, réconfortent. Le salé, lui, devient rapidement trop intense. Il faut alors ruser, inventer de nouvelles harmonies, jouer avec les textures et la douceur naturelle des aliments.
Au final, chaque plat semble raconter une histoire, évoquer un souvenir d’enfance, ou semer une étincelle de bonheur dans un quotidien difficile.
Une cuisine qui parle à l’âme
Pour Spencer Richards, il n’existe pas de plus grand honneur que celui de préparer un dernier repas. Et cette phrase, aussi simple soit-elle, résonne comme une vérité universelle. Car au fond, quand les mots se font rares et les gestes hésitants, il reste toujours une assiette chaude, un dessert maison, une saveur familière pour dire : « Tu n’es pas seul. »