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Le carnet oublié : quand le passé vient frapper à la porte

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Elle savoure une vie calme, sans enfants, sans cris, sans attache. Jusqu’au jour où un carnet inconnu, trouvé sur son canapé, ravive un passé qu’elle croyait enterré. Une photo, une date, un bébé dans ses bras… Et cette voix, dans ses rêves, qui l’appelle « Maman. »

Cette fois, je ne rêve pas. La voix est bien là, derrière moi. Faible, mais claire. Je me lève lentement, chaque pas me semble irréel. Mon cœur tambourine dans ma poitrine comme les cloches de l’église Sainte-Croix un dimanche matin. Je tire doucement le rideau.

Personne.

Rien que la cour intérieure de mon immeuble, dans le quartier Bouffay, et la façade du voisin d’en face. Je suis figée. Puis, mon regard descend vers le sol. Une ombre. Un carnet. Non, le carnet. Tombé au sol. Je le ramasse. Une feuille dépasse.

Un certificat de naissance. Clémence D., née le 17 août 1981, Hôpital Hôtel-Dieu, Nantes. Mère : inconnue.

Un passé effacé

Je m’assois, les mains moites. Cette date. Ce prénom. Je fouille ma mémoire comme on fouille un vieux grenier, dans la poussière des souvenirs. Et soudain, une image jaillit.

J’ai 17 ans. J’ai peur. Une chambre d’hôpital. Un bébé qui pleure. Ma mère à côté de moi, sévère. « Ce sera mieux pour tout le monde », avait-elle dit. On ne m’a même pas laissée l’embrasser. On l’a emmenée. Je me suis refermée.

J’ai tout enfoui.

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