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La démence commence dans votre sommeil, voici comment l’arrêter

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Saviez-vous que la façon dont vous dormez toute votre vie pourrait contribuer au développement de troubles neurologiques ? Avez-vous déjà envisagé que la position dans laquelle vous dormez chaque nuit puisse influencer votre mémoire et la santé de votre cerveau ? Imaginez si le secret pour protéger votre cerveau résidait dans un simple changement de position pendant le sommeil. Le sommeil est bien plus important qu’on ne le croit. Des études récentes ont même mis en évidence un lien entre le risque de démence et la position adoptée pour dormir.

Un nettoyage nocturne vital pour le cerveau

Peu de gens savent que notre cerveau réalise un véritable nettoyage en profondeur pendant le sommeil, évacuant les déchets métaboliques générés par l’activité cérébrale de la journée. Des neurotoxines sont ainsi produites lors de l’utilisation de notre cerveau et sont éliminées durant la nuit. Jusqu’en 2012, la communauté scientifique pensait que le cerveau était le seul organe à recycler la quasi-totalité de ses propres déchets, nécessité dictée par la barrière hémato-encéphalique qui isole le cerveau du reste du corps. Pourtant, cette même barrière qui empêche les toxines extérieures d’entrer dans le cerveau piège également les toxines à l’intérieur.

En 2012, des chercheurs ont identifié un réseau de transport de fluide à l’échelle du cerveau, appelé système glymphatique. Ce système peut être imaginé comme des tunnels remplis de liquide entourant les vaisseaux sanguins cérébraux. À chaque battement de cœur, la pression artérielle pousse le liquide à travers ces tunnels, permettant ainsi d’évacuer les déchets neurotoxiques, notamment les protéines bêta-amyloïdes et autres substances chimiques qui, en s’accumulant, nuisent aux fonctions cérébrales.

Pourquoi le sommeil est essentiel à la santé du cerveau

Le système glymphatique fonctionne principalement pendant le sommeil : plus de 95 % de son activité se déroule alors. Voilà pourquoi le sommeil ne se limite pas à un simple repos ; c’est le moment crucial où le cerveau est “nettoyé” en profondeur. En conséquence, la privation de sommeil, un temps de sommeil insuffisant ou l’apnée du sommeil non traitée augmentent fortement le risque de neurodégénérescence.

Ce processus de nettoyage commence à devenir moins efficace à partir de la quarantaine, bien avant l’apparition des premiers signes de déclin cognitif. Les personnes qui dorment moins de 7 heures par nuit sont exposées à un risque accru de développer des troubles cognitifs, comme la démence. Cela s’explique par le fait que le système glymphatique n’a alors pas assez de temps pour éliminer les déchets, provoquant leur accumulation.

Vieillissement, sommeil et risque de démence

Avec l’âge, la quantité et la qualité du sommeil diminuent, tandis que les artères se rigidifient, réduisant la pulsation nécessaire au fonctionnement optimal du système glymphatique. Cette évolution expliquerait le lien étroit entre vieillissement et démence. Outre un sommeil suffisant, garder sa pression artérielle sous contrôle et pratiquer une activité physique régulière sont essentiels pour préserver la santé cérébrale. L’exercice améliore la circulation sanguine et soutient l’efficacité du système glymphatique, limitant ainsi les dépôts d’amyloïde et favorisant une meilleure cognition.

L’impact insoupçonné de la position de sommeil

Après avoir compris l’importance du système glymphatique, des chercheurs ont voulu déterminer la meilleure position pour dormir et ainsi maximiser l’évacuation des toxines. Chez les rats, la position naturelle, recroquevillés sur le côté, permet une circulation glymphatique nettement supérieure à celle observée en dormant sur le dos ou sur le ventre. Chez l’humain, il a été constaté que la majorité dort sur le côté, plus précisément du côté droit, ce qui favorise un meilleur écoulement sanguin depuis le cerveau.

Dormir sur le côté droit permet à la veine jugulaire interne droite de rester bien ouverte et d’assurer un drainage optimal. Cette posture pourrait ainsi réduire les risques de maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou la perte de mémoire chez les seniors.

Les dangers du sommeil sur le dos

Dormir en position couchée sur le dos, avec la tête au même niveau que le corps, pendant plus de deux heures par nuit, multiplie par quatre le risque de démence chez les seniors, indépendamment de l’âge, du sexe, du ronflement ou de la présence d’apnée du sommeil. Ce lien reste constant dans toutes les situations. « Les chercheurs ont constaté que 72 % des personnes atteintes de démence passaient au moins deux heures par nuit sur le dos, contre 37 % chez ceux dont la santé cérébrale était intacte ».

Les troubles du sommeil (insomnie, difficultés d’endormissement) accélèrent aussi la perte de mémoire chez les personnes âgées. Les patients atteints de maladies neurodégénératives, comme Alzheimer, dorment d’ailleurs plus souvent sur le dos, ce qui entrave la bonne circulation glymphatique.

Les bénéfices multiples du sommeil sur le côté

La position latérale ne se contente pas de favoriser le nettoyage cérébral. Elle permet également un meilleur alignement de la colonne vertébrale, facilite la digestion et, chez les femmes enceintes, améliore la circulation sanguine pendant le dernier trimestre. Dormir sur le côté droit limite la pression sur les organes internes et contribue à une bonne circulation du sang. Chez les personnes souffrant d’apnée du sommeil, cette position aide aussi à réduire les ronflements.

Tout le monde ne se sentira pas forcément à l’aise dans cette posture. Si ce n’est pas votre cas, donnez tout de même la priorité à la qualité de votre sommeil, quel que soit votre confort personnel.

Conseils simples pour mieux dormir

Pour optimiser votre sommeil, suivez ces recommandations simples :

  • Évitez les écrans avant de dormir : « Les personnes qui utilisent leur smartphone ou leur tablette avant d’aller au lit ont un sommeil de moins bonne qualité ». La lumière des écrans nuit à l’endormissement et à la qualité du repos.
  • Évitez l’alcool le soir : Contrairement aux idées reçues, l’alcool nuit à la qualité du sommeil car il prive votre organisme des phases profondes et réparatrices du cycle de sommeil.
  • Pratiquez une activité physique régulière : L’exercice contribue à un sommeil plus profond, à un meilleur moral et à plus d’énergie. Choisissez le moment qui vous convient, matin ou midi, l’essentiel est de bouger régulièrement.
  • Essayez la méditation : La méditation envoie un signal de détente au système nerveux et aide à combattre l’insomnie.

Il existe de nombreux moyens de garder votre cerveau en bonne santé, mais le sommeil reste le plus naturel. Donnez la priorité à la qualité de votre repos pour préserver votre cerveau et limiter le risque de maladies neurologiques au fil des années. « Le sommeil est un investissement dans la santé de votre cerveau, alors assurez-vous de profiter d’une bonne nuit de sommeil pour que votre cerveau fonctionne à son meilleur niveau ».

Sources:
www.youtube.com
pmc.ncbi.nlm.nih.gov

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