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Le mercredi 21 mai 2025, ce rapport a été au cœur d’un Conseil de défense à l’Élysée, présidé par Emmanuel Macron, qui entend répondre fermement à ce qu’il qualifie de “menace diffuse mais structurée”. Une réponse législative est déjà en préparation.
Une volonté politique de durcir la législation

En réaction directe à ces informations, l’ex-Premier ministre Gabriel Attal a annoncé la préparation de nouvelles lois, présentées dès lundi lors d’une convention sur les questions régaliennes organisée par le parti Renaissance. Parmi les propositions déjà avancées figure l’interdiction du port du voile dans l’espace public pour les mineures de moins de 15 ans, une mesure qui pourrait provoquer un vif débat au sein de la société civile.
Autre chantier sensible : l’exclusion des sportives voilées des compétitions officielles, déjà amorcée au Sénat il y a quelques mois. Cette interdiction, justifiée au nom du respect de la laïcité dans le sport, doit encore faire l’objet d’un examen parlementaire, mais elle bénéficie du soutien affiché du président de la République.
Emmanuel Macron tranche sur le pragmatisme

Interrogé sur TF1 le 13 mai dernier, Emmanuel Macron s’est montré favorable à une interdiction du port du voile lors des compétitions sportives, tout en défendant une approche plus souple pour les entraînements. “Il faut du pragmatisme, a-t-il affirmé. Notre loi ne l’empêche pas dans les infrastructures sportives pour s’initier ou s’entraîner.”
Un compromis qui, pour certains, ne suffit pas à apaiser la colère de nombreuses sportives concernées, pour qui l’accès aux terrains, même à titre non officiel, ne saurait compenser l’exclusion symbolique et concrète des compétitions.
Des voix de sportives voilées qui s’élèvent
Dans les Hauts-de-France, notamment à Nogent-sur-Oise, des sportives musulmanes voilées expriment leur profond malaise face à cette potentielle loi d’exclusion. Audrey Devaux, convertie à l’islam et joueuse de basket, dénonce une mesure “islamophobe et injuste”. Interdite de participer aux matchs avec son collectif Basket pour toutes, elle se dit frustrée : “Tu t’entraînes toute la semaine, et au final, tu n’as même pas le droit de jouer le jour J.”
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