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Qu’est-ce qui est le plus dur à tourner pour vous dans la série ?
Les choses qui sont anodines. Les choses qui ne sont que de l’exposition. Par exemple, vous avez des séquences où vous racontez quelque chose pour faire avancer l’histoire. Pour moi, c’est très chiant.
Le tournage a lieu à Sète mais vous vivez à Paris. Comment vous organisez-vous au quotidien ?
J’habite à Paris et j’ai une fille de 19 ans que j’ai besoin de voir plus que régulièrement. Donc je vis à Paris et je fais des allers-retours. On reçoit un planning trois semaines avant, on voit à quelle date on tourne. J’ai beaucoup tourné en janvier, février et mars et là, ça va s’étaler. Mais je peux vous donner un exemple, là j’ai tourné hier, je ne repars que le dimanche pour retourner lundi. Je rentrerai lundi soir. Je repartirai le jeudi pour tourner le vendredi. Je reviendrai le vendredi soir à Paris.
Pouvez-vous partager des anecdotes marquantes du tournage de la série ?
Je crois que sur ces 7 ans, les anecdotes les plus marquantes sont les scènes que j’ai faites avec Grégoire Champion, avec mon fils. Parce qu’on a créé une intimité ensemble qui fait qu’on est arrivé à ne plus avoir besoin de se parler pour se comprendre, pour jouer une séquence. Quand on a commencé à travailler ensemble avec Grégoire, il avait 17 ans, aujourd’hui il en a 24, donc j’étais une sorte de père de jeu de substitution, et comme on travaillait énormément ensemble, on a beaucoup parlé du métier, de la façon d’aborder les scènes, la façon de jouer la comédie… Et puis, il y a des séquences avec des partenaires dont je n’ai pas l’habitude parce que je ne tourne pas beaucoup avec eux et tout d’un coup, on se découvre. Je viens de faire des scènes avec Malik Zidi récemment et j’ai pris un plaisir fou à travailler avec lui.
On le sait, une série quotidienne est souvent marquée par des départs. Pensez-vous aussi à cette éventualité pour votre personnage ?
Bien sûr, oui. Évidemment, on n’est pas propriétaire de ça. Et effectivement, ça peut s’arrêter du jour au lendemain. Ça, c’est en fonction de la production, en fonction de l’envie des auteurs. Je me suis toujours mis dans la tête qu’un jour ou l’autre, ils n’auraient peut-être plus grand-chose à raconter sur mon personnage et qu’il faudrait que ça s’arrête. On verra. J’imagine qu’on essaiera de faire une arche de sortie du personnage.
C’est une crainte ?
Vous savez, j’ai 58 ans et je fais ce métier depuis que j’ai 20 ans. Donc non, je n’ai pas de crainte de ça. Ça fait partie de notre métier et c’est quelque chose que j’ai accepté dès le début, quand j’ai commencé à faire ce job. Moi, je viens d’un milieu plutôt populaire où personne ne me prédestinait à faire ce métier et je le fais depuis plus de 30 ans alors je n’ai pas d’appréhension par rapport à ça.
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