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Déjà 7 ans que vous faites partie de l’univers DNA avec le personnage de Victor Brunet. Comment avez-vous rejoint la série ?
Au tout début, j’avais passé des essais pour le rôle d’Alexandre Brasseur. Puis après, j’avais passé des essais pour le rôle d’un comédien qui s’appelle Guillaume Faure, qui jouait une sorte de serial killer. Et puis, au mois d’avril 2018, on m’a appelé pour me proposer Victor Brunet. Voilà, j’ai dit ok, d’accord. Mais j’ai hésité et j’ai demandé 48 heures de réflexion. Puisque moi, j’avais une autre vie et j’allais partir en fait en voyage. Et puis, j’ai demandé quelques petites choses sur le personnage, pour savoir dans les grandes lignes ce qu’ils voulaient en faire. Mais au départ, moi, je partais pour un mois et demi. Donc, en fait, je me suis dit que ce n’est pas grave, je ferai mon voyage plus tard. Et puis, je suis encore là (rires).
Votre personnage, on l’adore autant qu’on le déteste. Qu’est-ce que ça fait d’interpréter un méchant ?
C’est formidable. Ce qui est bien dans un personnage, c’est justement de lui trouver des zones d’ombre. Je peux remercier la production pour ça parce que quand je reçois mes textes tous les quinze jours ou trois semaines, je suis assez surpris à chaque fois de voir qu’il y a des choses à jouer. Il y a une dramaturgie à chaque fois et des enjeux. Donc, pour moi, c’est forcément intéressant. Et évidemment, dans ce genre de série, ça amène à chaque fois du suspense dans les intrigues. Après, on va chercher dans l’intimité de ce personnage. Au fur et à mesure des années, on a creusé un peu. Et donc, on sait un peu pourquoi je suis comme ça, si on se réfère aux premières saisons.
De quoi vous inspirez-vous pour l’incarner ?
En termes d’homme d’affaires, je me suis inspiré d’un de mes meilleurs amis. Par exemple, pour le dress code, je me souviens que j’avais demandé à la costumière que je recherchais tel type de fringue, tel type de costume, avec un gilet, avec une chemise, etc. Et pour le reste, je crois qu’il a évolué aussi avec ce que je lui ai apporté au fur et à mesure des saisons. Je pense qu’au départ, ils (les producteurs, ndlr) n’avaient pas vraiment d’idée préconçue sur ce qu’était le personnage. Et j’imagine et j’espère que ce que j’ai apporté moi dans mon jeu et dans ma façon de l’interpréter a fait que les auteurs ont dû se dire, tiens, on va aller dans cette direction-là avec lui parce qu’ils ont pensé que je devais plutôt l’amener d’une façon assez cohérente.
Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage par la suite ?
Je me considère comme un interprète. J’imagine qu’à travers ce que je transmets à l’écran et ce que je fais, les auteurs se font une idée de mon personnage. Je pense qu’il y a eu un moment où on a perdu un peu le personnage en lui faisant faire des intrigues qui frôlaient la comédie. J’ai eu une période où j’étais homme de ménage à l’hôpital, où j’étais le fantasme de Catherine Benguigui. Je trouvais que ça ne collait pas vraiment au personnage. Donc je leur avais demandé de revenir à des choses plus basiques et je suis toujours prêt à en discuter avec eux. Victor, c’est un type qui se bagarre, qui défend ses intérêts, qu’il ait raison ou pas, c’est autre chose mais en tout cas, il est toujours sincère avec ce qu’il fait.
Comment se déroule une journée type de tournage ?
Ça dépend de combien de séquences j’ai par jour. Par exemple, je peux vous donner ma journée type d’hier. J’avais quatre séquences, dont une assez costaude. Je me faisais un peu martyriser physiquement. Donc je me suis levé à 5h du matin, j’étais sur le plateau à 8h, et je me suis préparé mentalement à aller dans certaines émotions. Mais ça, c’est ma petite cuisine de comédien. Et puis parfois, on a des journées plus cool, et parfois, on a des journées très longues, très compliquées. Moi, la première chose à laquelle je m’astreins, c’est connaître mon texte sur le bout des doigts. Parce qu’à partir de là, je peux me laisser aller à proposer des choses. Parfois, je me trompe. Parfois, je suis dans le bon chemin. C’est un peu comme ça que je travaille.
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