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C’était un matin d’août comme les autres, quand Jeanne Martin s’enfonça dans la forêt, panier en osier sur le dos, à la recherche de cèpes. La forêt, qu’elle connaissait comme sa poche, était ce jour-là inhabituellement sonore. Au détour d’une clairière, des pleurs rompirent le calme. Deux nourrissons, abandonnés sur une souche, dans une simple veste, encore reliés à la vie par leur cordon ombilical.
Jeanne, le cœur serré, prit les bébés contre elle. Elle ne pouvait pas les laisser. À soixante ans, alors qu’elle croyait sa vie figée dans une routine tranquille, un miracle — soudain, mais lumineux — venait bouleverser son monde.
Deux anges élevés loin du tumulte
Avec son mari Paul, elle décida de garder les enfants. Malgré les obstacles, malgré l’absence de soins réguliers, malgré leur âge. Le village les observa, d’abord en silence, puis avec tendresse. Car ces deux petits, Émile et Claire, grandissaient, riaient, s’épanouissaient, comme deux jeunes pousses sous une pluie de fin d’été.
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