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Ce clin d’œil cinématographique, discret et raffiné, est passé inaperçu à l’époque, mais pour les observateurs attentifs, la référence était claire. Par cette robe, Diana rendait hommage à celle qui, bien avant elle, avait troqué les projecteurs d’Hollywood contre les contraintes du protocole.
Une rencontre qui a marqué les esprits
Ce lien n’était pas qu’admiratif. Il s’enracine dans un moment d’intimité partagé. En 1981, alors que Diana n’est encore qu’une jeune fiancée de 19 ans, elle rencontre Grace Kelly lors d’un gala à Londres. Submergée par le stress, Diana quitte la salle en pleurs. C’est Grace, déjà familière des exigences du rôle, qui vient la réconforter avec des mots simples, mais justes. Un geste de sororité, discret mais marquant.
Ce souvenir restera profondément gravé. Quand Diana foule les marches de Cannes, c’est aussi en pensant à cette étreinte discrète, à cette connivence née à l’écart du faste.
Un héritage discret, mais durable
Diana remettra cette robe en 1989 pour une représentation de Miss Saigon. Puis, peu avant son décès, elle l’intègre à la vente caritative de Christie’s. Le vêtement est adjugé pour plus de 70 000 dollars, avant de réapparaître en 2013, vendu plus de 130 000 dollars.
En 2017, la robe est exposée au palais de Kensington, dans le cadre d’un hommage marquant les 20 ans de la disparition de Diana. Plus qu’un simple vêtement, elle devient le témoin silencieux d’une émotion, d’un moment, d’un lien entre deux femmes que tout opposait, sauf l’essentiel : la grâce, la solitude, et la recherche de compréhension.
Parfois, une robe suffit à dire ce que les mots ne peuvent exprimer.