ADVERTISEMENT
Il y a soixante ans, une vague yéyé secouait l’Hexagone. De Johnny Hallyday, à Sylvie Vartan, en passant par Françoise Hardy et Salvatore Adamo, ces jeunes chanteurs sont devenus de véritables phénomènes artistiques. Mais avec le décès de l’Idole des jeunes et le retrait progressif des icônes de cette génération, une page de l’histoire de la musique française semble se tourner pour laisser place à une autre. Explications.
Début des années 1960. Un air de liberté s’empare des juke-boxes et des postes de radio. La jeunesse se déhanche au rythme du twist, qui a traversé tout l’Atlantique. La génération yéyé, comme la surnomme le sociologue Edgar Morin, secoue alors tout l’Hexagone. Cette pop adolescente, inspirée de tubes anglo-saxons souvent repris et traduits en français, est portée par Johnny Hallyday. En troquant son blouson noir, ce fan incontournable d’Elvis Presley et de l’Amérique devient à cette époque un phénomène à seulement 17 ans. “C’était le leader de la génération”, rappelle le journaliste Jean-Luc Geneste à Gala.fr. “C’était le plus populaire, celui qui vendait le plus de disques. C’était vraiment l’Idole des jeunes”.