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RFK appelle les nations à mettre fin à l’OMS « moribonde »

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L’adoption récente d’un nouvel accord international sur les pandémies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suscite des réactions contrastées à l’échelle mondiale. Alors que 124 pays ont voté en faveur de cet accord lors de l’Assemblée mondiale de la santé, certains acteurs, notamment les États-Unis, remettent en question la légitimité et l’efficacité de l’OMS dans la gestion des crises sanitaires. Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la santé des États-Unis, a même appelé à la fin de cette organisation qu’il qualifie de « moribonde », proposant une alternative basée sur une coopération sanitaire internationale plus transparente et équitable.

Un nouvel accord sur les pandémies : quels enjeux ?

L’accord, adopté après trois ans de négociations, ne détaille pas encore précisément les mécanismes qui seront activés en cas de pandémie. Ces précisions sont attendues pour 2026, lors de la prochaine Assemblée mondiale de la santé. Le texte actuel stipule toutefois que l’OMS et son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, n’ont pas l’autorité pour imposer des mesures telles que des confinements, des obligations vaccinales ou des restrictions de voyage. Cependant, il promeut l’approche « Une seule santé », centralisant la coordination des efforts pour identifier et traiter les causes des pandémies. L’accord insiste également sur le renforcement des systèmes de santé, la formation des professionnels et la promotion de la vaccination.

Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom, a souligné l’urgence d’un engagement financier accru, rappelant que la pandémie de Covid-19 a causé près de 20 millions de morts et des pertes économiques estimées à 10 000 milliards de dollars. « Les pays dépensent des sommes énormes pour se protéger des attaques d’autres États, mais relativement peu pour se prémunir contre un ennemi invisible », a-t-il déclaré.

Critiques et souveraineté : l’opposition de certains pays

Si des pays comme la Norvège saluent les progrès de cet accord, d’autres expriment des réserves. La Slovaquie, par exemple, par la voix de son premier ministre Robert Fico, critique un texte qui, selon lui, « sape la souveraineté des États membres » et interfère dans les droits humains. Les États-Unis, qui se sont retirés de l’OMS en janvier 2025, n’ont pas participé aux négociations finales. Robert F. Kennedy Jr. a dénoncé l’influence politique et les conflits d’intérêts au sein de l’OMS, notamment sa prétendue collusion avec la Chine pendant la pandémie de Covid-19.

Kennedy a accusé l’OMS d’avoir, sous la pression chinoise, dissimulé des informations cruciales sur l’origine du virus et promu une narrative erronée selon laquelle le Covid-19 serait issu d’animaux comme les chauves-souris ou les pangolins, plutôt que d’un laboratoire à Wuhan. Il a également pointé du doigt la bureaucratie excessive de l’organisation et son incapacité à entreprendre des réformes significatives après les échecs de la gestion de la pandémie.

Les accusations contre la Chine

Les critiques envers la Chine sont au cœur du discours américain. Kennedy et d’autres responsables ont reproché au régime chinois d’avoir dissimulé les premiers foyers de Covid-19 en 2019, réduisant au silence les lanceurs d’alerte et maintenant les vols internationaux tout en suspendant les vols domestiques, ce qui aurait facilité la propagation mondiale du virus. Un rapport du Congrès américain a révélé qu’un chercheur chinois avait séquencé le virus SARS-CoV-2 dès décembre 2019, bien avant que l’OMS ou le monde ne soient officiellement informés.

Tedros Adhanom, de son côté, a publiquement loué les mesures strictes prises par la Chine, comme les confinements, affirmant qu’elles ont permis de limiter la propagation du virus à l’international. Ces déclarations ont alimenté les soupçons d’une influence excessive de la Chine sur l’OMS.

Une alternative américaine à l’OMS

Face à ces critiques, les États-Unis, sous l’impulsion de Kennedy et du président Trump, prônent une réforme radicale de la coopération sanitaire internationale. Kennedy a appelé les autres nations à rejoindre les États-Unis pour créer un système alternatif, affranchi de l’influence de l’industrie pharmaceutique et des agendas politiques. « Nous voulons une coopération sanitaire internationale équitable, efficace et transparente », a-t-il déclaré.

Sur le plan national, les États-Unis réorientent leurs priorités vers la lutte contre les maladies chroniques, qui pèsent lourdement sur leur système de santé. Des mesures incluent l’élimination des additifs alimentaires nocifs, la réduction de la consommation d’aliments ultra-transformés et des enquêtes sur les causes de maladies comme l’autisme. Cette approche, selon Kennedy, répond mieux aux besoins du public qu’à ceux de l’industrie pharmaceutique.

Des controverses historiques

Les critiques envers l’OMS ne datent pas d’aujourd’hui. Dès 2010, le Conseil de l’Europe accusait l’organisation d’avoir exagéré les risques de la grippe porcine, favorisant les intérêts des laboratoires pharmaceutiques. En 2019, un rapport du Congrès américain pointait du doigt l’influence de Purdue Pharma sur l’OMS pour promouvoir les opioïdes. En 2012, l’organisation était accusée de recevoir des fonds de l’industrie agroalimentaire, ce qui aurait influencé ses décisions.

Vers un nouveau paradigme sanitaire ?

L’adoption de l’accord sur les pandémies marque une étape importante, mais les divisions qu’il suscite révèlent des tensions profondes. D’un côté, certains pays souhaitent renforcer le rôle de l’OMS pour une réponse collective aux crises sanitaires. De l’autre, les États-Unis et leurs alliés appellent à un système alternatif, plus transparent et respectueux de la souveraineté nationale. Alors que la santé mondiale reste un enjeu crucial, le débat sur la gouvernance sanitaire internationale est loin d’être clos.

Source : NTD France

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