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Responsabilité•Si le cas de Saint-Jean de Pélussin est embarrassant pour François Bayrou, il est aussi un exemple de plus de la frilosité de l’Education nationale à prendre des mesures de protection des enfants face à des soupçons de violence
«Un petit de sixième a été jeté dans les escaliers par un surveillant, il est tombé et a dévalé les marches sur le dos, cet adulte l’a achevé à coups de pied dans le ventre » Ce témoignage, dévoilé par le rapport de la commission d’enquête sur les violences scolaires, remet en lumière le scandale entourant le collège Saint-Jean de Pélussin (Loire), où deux enseignantes ont tenté en 1996, en vain, d’alerter sur des faits de violences physiques et psychologiques commis par plusieurs membres du personnel de l’établissement. Mais les documents rendus publics ce jour relancent aussi les soupçons d’immobilisme entourant François Bayrou, qui était alors ministre de l’Education nationale, et fut destinataire d’une alerte.